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Chap 5 : L'Impolitesse des Rois -
Benoît SAINT GIRONS
- “Merci” dit le petit garçon à sa mère qui lui donne un bonbon.
- “Ne sois pas poli !” lui rétorque-t-elle en souriant.
Le "de rien" local signifie en effet en chinois “ne soit pas poli”, “pas la peine d'être poli” ou encore “impoli” (biekeqi / bu yong keqi / bukeqi). Elevés avec ce genre de répliques, il n'est pas étonnant qu'ils aient perdu le sens des civilités. “Ne sois pas poli ?” Pas de problème ! Les chinois suivent dorénavant le conseil à la lettre. Certains mots du dictionnaire chinois semblent ainsi réservés à l'usage exclusifs des occidentaux : qui oserait remercier une caissière dans un magasin à part un occidental ? Qui aurait l'outrecuidance de dire bonjour à la vendeuse de billet de train à l'exception d'un étranger fraîchement débarqué ? “Bonjour”, “Excusez-moi”, “S'il-vous-plaît”, “Merci”. Ces mots aident les aveugles chinois à repérer au loin les non-compatriotes...
Les chinois disent d'un homme impoli qu'il ne “comprend pas les bonnes manières” (bu dong limao). C'est un scoop ! Il y aurait donc de bonnes manières en Chine ! Quelles sont-elles ? Je ne l'ai pas encore très bien compris... Tout au plus puis-je dresser la liste de ce que les bonnes manières ne sauraient être sous peine de devoir dire que les chinois sont impolis :
Comme nous l'avons vu précédemment, ce n'est pas respecter le sommeil des autres ou le silence ambiant (rare, il est vrai), remporter avec soi ses papiers gras ou les mettre dans une poubelle (rare, il est vrai), respecter la différence physique chez les autres (rare, il est vrai) ou, comme nous venons de le voir, être courtois envers ses concitoyens (nombreux, il faut l'avouer). Ce n'est pas non plus se tenir "correctement" ou, comme nous le verrons, manger proprement et calmement.
Les bonnes manières chinoises n'incluent pas non plus le fait d'attendre son tour pour monter dans le bus ou acheter son billet de train. Si le rugby se jouait dans les autobus, les chinois seraient à coup sûr les champions du Tournoi des Cinq Stations. Les places sont en effet réservées en priorité à ceux qui piétinent le plus de monde ! Et il y a de la concurrence ! Les hauts parleurs du métro de Hong Kong ont beau répéter à chaque station qu'il faut “laisser les passagers descendre avant de monter dans le wagon”, rien n'y fait. Atteindre le quai suppose toujours de prendre son élan et de foncer tête baissée dans le pack chinois qui arrive à contre sens. Heureusement, les chinois n'ont pas la constitution des équipes occidentales...
La politesse chinoise ne passe pas, enfin, par la prise de conscience de l'autre. Si je regarde une télé dans un magasin ou un spectacle de rue, il y aura toujours un chinois pour se planter juste devant moi. Si je suis un programme télévisuel quelconque, il y aura nécessairement un chinois pour changer de chaîne ou encore couper le son afin de pouvoir continuer à hurler sans bruits parasites. Si je regarde quelque chose, un livre ou des photos, il y aura naturellement un chinois pour me les prendre des mains. Si je laisse mon bâton de Kung Fu à l'école, il y aura évidemment un élève pour se l'approprier. Et si je sors de ma chambre d'hôtel, il y aura de toute évidence un chinois pour m'envoyer sa fumée de cigarette dans le nez...
Devinette : vous êtes un chinois et vous faites votre pèlerinage hebdomadaire aux bains publics. Deux salles de bain. La première inoccupée et ouverte. La seconde occupée par un étranger et fermée. Laquelle choisissez-vous? Je vous donne un indice : vous allez entrer sans frapper en passant par la fenêtre. Et oui ! “Demander la permission de” n'a pas encore été traduit en chinois !
Alors que reste-t-il ? Posons la question directement aux intéressés : - “Qu'est-ce qu'être poli ?” - “C'est dire bonjour, au revoir, veuillez entrer, veuillez-vous asseoir,...” - “Mais ces expressions sont très rarement employées lorsque vous ne conversez pas avec des étrangers. Il doit bien y avoir autre chose ?” - “Non, c'est à peu près tout : notre code de conduite est assez limité ” Si c'est un chinois qui le dit...
Un détour par le dictionnaire peut néanmoins nous aider à comprendre. Les "bonnes manières" (limao) sont formées de deux caractères : l'un désigne le rite, les étiquettes, les manières; l'autre, l'apparence, le "look". Etre poli, c'est donc respecter en apparence les rites chinois. L'un de ces rites veut, comme nous l'avons vu, que les vêtements soient propres. Il serait donc impoli de se présenter à une séance de Kung Fu où l'on se roule par terre avec une casquette sale. Et puis, il y a bien évidemment la fameuse notion de face : “ L'arbre a son écorce, l'homme a sa face !” dit le proverbe. Faire perdre la face à quelqu'un est agréable mais pas très courtois. La politesse passe donc par le respect de l'individualisme d'autrui, dans tous ses excès. Aller dire à quelqu'un qu'il fait trop de bruit est ainsi une démarche complètement farfelue qui souligne ce que l'on est : un barbare d'occidental. Empêcher quelqu'un de fumer ou de jeter ses papiers est également ressenti comme une atteinte à la vie privée. De même, dire à quelqu'un que l'on est pas satisfait, critiquer ouvertement, ne résoudra pas le problème mais fera passer pour un rustre.
Il y a également des choses à ne pas dire ou à ne pas faire. Demander son chemin à quelqu'un qui ne sait pas est doublement ennuyeux. Le chinois ne voulant pas perdre la face retournera la carte dans tous les sens et donnera une direction au hasard. Dire que l'on ne sait pas, c'est manquer de politesse envers soi-même. Lorsqu'un chinois propose une cigarette, c'est à dire chaque fois qu'il rencontre quelqu'un, le refus poli se traduit par “je ne sais pas fumer” (wo bu hui chou yan). Dire comme je le fais de temps en temps : “Je ne fume pas, c'est mauvais pour la santé” est bien sûr insultant. Enfin, n'expérimentez pas comme moi un “Madame, vous avez mal dormi, vous devriez changer de literie” : les chinois ne sont de toute évidence pas familiers avec ce slogan publicitaire et n'apprécient guère que l'on pénètre ainsi dans leur chambre à coucher sans uniforme de police.
Accident de vélo à Suzhou : je roulais à vitesse européenne et avais eu la mauvaise idée de dépasser par la droite au moment où un chinois entamait une série de zigzags. Accrochage sans gravité sinon un léger saignement au bras du chinois. Plus de peur que de mal. La lutte pour ne pas perdre la face pouvait commencer. Côté chinois : cris, injures, trépidations, mouvements d'intimidations,... Côté étranger : j'assiste au spectacle en rigolant. Côté chinois : me voyant rigoler, redoublement des cris, injures et trépidations. Côté étranger : encore plus drôle ! Mais voilà qu'il entreprend de s'essuyer le bras sur moi. La plaisanterie a assez durée : s'il veut vraiment un constat à l'amiable, il va l'avoir ! Les spectateurs se réjouissent : il va y avoir du sport ! Et bien finalement non : mon partenaire de scène reprend son vélo et s'éloigne en zigzaguant. Il a suffisamment manifesté son mécontentement pour ne pas perdre la face au yeux de ses compatriotes. Son honneur est sauf. Si j'avais été chinois, les choses auraient sans douté été plus compliquées : il serait peut-être revenu à la charge plusieurs minutes plus tard armé d'un bâton, à l'instar d'une scène de rue à Shanghai entre un conducteur de camion et un conducteur de tricycle. Face contre face, l'escalade de la violence est inéluctable. Mais c'est heureusement bien souvent du catch et les coups sont plus spectaculaires que douloureux. Perdre la face n'est pas la même chose que détruire la face à coups de poing...
S'il est déconseillé de faire perdre la face à un chinois, il est également grossier de ne pas "donner de face" lorsque l'occasion se présente. Cela passe par les compliments - auxquels les chinois répondront par un “mais non, ce n'est pas vrai” de principe, - les invitations au restaurant ou encore le fait d'arriver à l'heure ou de raccompagner son hôte jusqu'à sa voiture, son vélo ou son ascenseur. L'arrogance ou la vantardise sont très mal perçus : un chinois, quelque soit ses mérites, dira toujours, par exemple, qu'il a encore “un long chemin à parcourir”. Il ne se mettra pas en avant mais attendra de ses relations qu'elles lui témoignent un respect discret en récompense de sa modestie. Par de douces paroles (les chinois complimentent bien davantage qu'ils n'injurient), mais surtout par des actes. La face se construit à coups d'invitations à déjeuner ou de soirées Karaoke. De manière plus insidieuse, par l'indulgence des officiels devant la faute commise ou l'accélération des procédures administratives.
Il n'y a pas de classes sociales en Chine mais des "faces" plus ou moins importantes avec leurs cortèges de passes droits et de dérogations. Lin Yutang (1) cite l'exemple de deux soldats voyageant sur le Yangzi qui s'autorisèrent à entrer dans une cabine "interdite d'accès" car remplies de caisses de soufre. Ils s'installèrent sur ces caisses et commencèrent à fumer, en dépit des remontrances d'un officiel. Le bateau explosa et, comme le dît l'auteur “les soldats réussirent à sauver leurs faces mais non leurs carcasses carbonisées”. Lorsqu'un chinois allume aujourd'hui une cigarette devant un panneau "interdiction de fumer", grille un feu rouge ou passe devant tout le monde, il se donne de la face. S'il doit éteindre sa cigarette, est verbalisé ou repoussé sans ménagement par un officiel, il en perd. Unique alternative pour rétablir l'équilibre : rallumer la cigarette, griller un autre feu ou revenir à la charge une fois l'officiel parti. Un chinois ne dira jamais qu'il est important mais il le démontrera peut être à coups d'actes anti-civiques. L'individualisme chinois est donc la composante de deux facteurs plus ou moins inconscients : un comportement "naturel" taoïste, d'une part, une manifestation de la "face", d'autre part. D'un côté, le chinois agit selon ses instincts et les règlements sont ressentis comme une atteinte à sa vie privée et son idéal anarchique. De l'autre, il s'octroie des droits et les interdictions sont interprétées comme étant l'occasion de faire preuve de politesse envers soi-même. Ignorer les codes ou se les approprier : les routes en Chine ne sont pas prêtes d'être sures...
Plus sérieusement...
Si les chinois sont les premiers à reconnaître qu'ils ne sont pas "polis", je suis le premier à admettre que nous sommes peut-être trop obnubilés par les "bonnes manières". La vie à la chinoise, c'est à dire sans manières ni chichis, n'est en effet pas dénouée de charmes : chacun s'habille comme il l'entend, mange aussi salement qu'il le peut, crache où il veut, hurle au beau milieu de la nuit si l'envie lui prend, pète et rote selon ses dispositions, aborde ses concitoyens directement et avec nonchalance,... Qui cela gêne-t-il à part les étrangers accoutumés à leur politesse et élevés à la soupe de leurs "bonnes manières" tyranniques et souvent hypocrites. Le peuple chinois ne suit pas de règles de conduite et ne s'en porte pas plus mal ! Mettre les coudes sur la table ou les doigts dans le nez n'a après tout tué personne ! Et vivre à fond son individualité ne perturbe que ceux qui ont le tort de ne pas le faire c'est à dire pas grand monde. Les chinois ont fait le choix du naturel. C'est un choix courageux...
Des gestes de civilité surprennent également de temps en temps. Après avoir bousculé tout le monde pour avoir une place assise, le chinois fera tout son possible pour aider les personnes debout à voyager plus confortablement. Ils prendront par exemple leurs paquets sur leurs genoux, voire même leur bébé, jusqu'au terme du voyage. Plus extraordinaire : il arrive parfois qu'une personne se lève pour laisser sa place à une personne âgée ou qu'une personne âgée reste debout pour permettre à un enfant-petit-empereur de voyager à l'aise. Les enfants bénéficient en effet d'un régime particulier et sont l'objet de la plus grande attention de la part de leurs aînés, qu'ils soient ou non de la famille. En Chine, tout le monde - chinois ou étranger- est "l'oncle" (shufu) des plus jeunes et se doit à ce titre d'assurer leur bien être.
Les routes en France sont-elles sures ? Les 10.000 morts tous les ans ne témoignent-ils pas du manque de sens civique des français ? Tout comme les chinois, les français ont horreur de l'autorité et des règlements et ils ne se privent pas de le démontrer à coups d'excès de vitesse ou d'insultes envers les forces de l'ordre lorsqu'elles ont le dos tourné. En Chine, les officiels à défaut d'être toujours écoutés sont au moins respectés et il faudrait être bien téméraire pour contester ouvertement leur autorité. Aussitôt appréhendé, le chinois éteint sa cigarette ou ramasse ses papiers et ne manifeste aucune animosité à l'encontre de celui qui l'a pris à la faute. Cela lui permettra d'oublier rapidement l'incident et de recommencer quelques minutes plus tard.
Le français n'obéit pas aux lois de la "face" mais se placer au dessus des lois, se considérer individuellement "intouchable" voire "supérieur" semble être inscrit dans ses gênes. Une histoire "drôle" circule à propos des français : “Comment faire fortune avec un français ?” Réponse : “L'acheter au prix qu'il vaut et le revendre au prix qu'il s'estime !” Resquiller est une habitude française et voler dans les grands magasins un sport national. Notre système répressif le reconnaît implicitement en faisant preuve d'une relative clémence. Combien en coûte-t-il aux contrevenants du métro ? Rien à voir en tout cas avec les 2.000 FF d'amende infligés à Londres. En Chine, voler dans un magasin peut à certaines périodes mal choisies ou selon les circonstances entraîner la peine capitale... L'anti-civisme chinois se manifeste donc essentiellement en troisième division, pour des actes bénins de la vie courante : je fume peut-être dans le métro mais avec un ticket !
Tout cela nous amène à l'essentiel : les notions de "politesse" ou "d'impolitesse" sont évidemment des notions toutes relatives qu'il est bien difficile de plaquer sur d'autres cultures. Entrer dans la maison de son voisin et aller se chercher une bière au frigo est un geste naturel aux USA mais qui sera fort mal perçu en France, même si l'on a dit à son voisin de faire comme chez lui. Si les chinois sont "impolis", ils ne le sont qu'au regard des critères de politesse français, eux même par ailleurs bien en dessous des normes japonaises : le chinois est un rustre pour un français mais le français, qui se mouche en public, est un rustre pour un japonais. Cela s'appelle différences culturelles et, s'il est intéressant de les étudier, il est dangereux de les juger : “Rien ne serait plus trompeur que de juger la Chine selon nos critères européens” disait Lord Macartney en 1794. Les chinois sont les rois de Chine !
Voici également ce qu'écrivait Marmontel en 1763 (2) : “Il est des goûts, des opinions, des passions, des ridicules nationaux, qui ne sont en eux mêmes ni bien ni mal. La société qui les adopte se les rend personnels, et il n'est pas raisonnable de vouloir qu'elle soit la fable d'elle-même. Celui qui au milieu de Pékin irait à se moquer de l'architecture chinoise, et traiter d'imbéciles tous ceux qui habitent sous ces toits sans symétrie et sans proportion, celui-là ne serait pas sage : il aurait peut-être raison partout ailleurs; mais à Pékin il aurait tort.”
La notion de politesse n'a donc de sens qu'au sein même d'une localité, pour qualifier les relations entre des individus partageant la même culture. Une personne n'est "polie" ou "impolie" que par rapport à ses compatriotes. Il n'a de compte à rendre qu'aux règles établies par sa société. Pour autant, un citadin a-t-il le droit de critiquer un paysan au nom de la politesse ? S'ils sont, certes, du même pays, sont-ils bien du même monde ? Car au régionalisme traditionnellement très marqué de la Chine (Tous les chinois ont désormais conscience de faire partie d'une puissante nation mais chaque région a conservé son dialecte, ses habitudes et ses affinités), s'ajoute aujourd'hui des disparités économiques très importantes. “La courtoisie ne s'étend pas au commun du peuple” écrivait Confucius. Je serais tenté de préciser : “ne s'étend pas encore au commun du peuple.” Car ne nous y trompons pas : l'éducation aidant, l'impolitesse des champs finira bien un jour par être minoritaire par rapport à la politesse des ministères...
Survivre en Chine...
Attendez-vous au pire pour ne pas être choqué par le moindre "choc" culturel.
Faites un stage de rugby pour ne pas perdre l'équilibre lorsque vous serez bousculé. En tout état de cause, sachez vous imposer. Les chinois n'ont, dans les théoriques files d'attente, aucun égard pour qui que ce soit.
Ne confiez un objet à un chinois que si vous pouvez-vous permettre de le perdre. Un ami eut par exemple la mauvaise idée de laisser un chinois tripoter son appareil photo. Le chinois retourna l'objet dans tous les sens, tripota tous les boutons et finit par... ouvrir la porte du film ! N'invitez un chinois à s'asseoir à votre bureau qu'après avoir éloigné les objets personnels : les chinois sont curieux de nature et habitués à se servir.
Ne laissez pas la notion de "face" détruire le naturel de vos rapports. Un comportement bienveillant et modeste sera le garant d'une bonne entente. L'arrogance qui intrinsèquement "rabaisse " l'autre est absolument à proscrire, de même que la moquerie ou la violence.
Soyez sensibles à la politesse chinoise : si un chinois vous invite dans un restaurant, invitez-le dans un restaurant de même standing en retour. S'il vous tend un objet à deux mains, saisissez le à deux mains. S'il vous invite à passer le premier, refusez dans un premier temps avant d'y aller à contre coeur. Mieux encore : poussez le doucement vers la sortie. Bref : prouvez au chinois qu'il compte pour vous et que vous ne vous estimez pas supérieur. Donnez lui de la face ! “Plus l'épi est riche de grains, et plus il plie la tête” dit le dicton.
Soyez patients et philosophes ! Dîtes-vous que ce n'est pas votre pays et essayez de vous libérer de vos critères de politesse, seule façon d'apprécier votre séjour. Si cela vous est difficile, préférez les bons hôtels et les grandes villes. Préférez également le Nord au Sud : les Pékinois considèrent les cantonais comme étant des personnes assez rustres et arrogantes. Les cantonais répondent en disant que les pékinois sont conservateurs et peu enjoués.
Faites un stage à Hong Kong avant la grande épreuve chinoise. Les hongkongais n'ont pas la réputation d'être très accueillants ou courtois mais la ville possède un caractère cosmopolite et des habitudes anglaises (comme faire la queue devant les portes du métro) qui faciliteront la transition.
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(1) "La
Chine et les chinois" de
Lin Yutang. Op. cit.
(2)
Apologie du théâtre, in "Contes
moraux" de Jean-François Marmontel, 1763
1.2
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