"1,2 milliard de Martiens"

- Chap 8 : Une vie de chien -  

Benoît SAINT GIRONS

   

Le lapin était toujours vivant. Mais il n'avait pas bonne mine: le boucher lui avait délicieusement retiré sa fourrure. Ce n'était pas, bien sûr,  pour le protéger de la chaleur du marché de Canton mais afin de gagner du temps lorsque viendrait le client. Les cantonais sont des gens pressés qui apprécient la viande fraîche. L'acheteur serait donc doublement content : le lapin grelottait de douleur et de froid. De fait, il ne tarda pas à se manifester : la mort libératrice était pour bientôt. Mais pas avant de subir une dernière torture : le boucher prit son couteau et commença à lui ouvrir le ventre sur une bonne quinzaine de centimètres. Satisfait de l'orifice, il y plongea la main pour en retirer intestins et autres boyaux. Ce n'est que l'estomac vide que le lapin rendit son dernier râle, muscles tendus, yeux exorbités,... Une vrai scène à cauchemar ! Un chinois m'aborde : -“Dans ton pays, vous ne pourriez pas faire ça n'est-ce pas ?” - “Non, en effet. Nous essayons de ne pas faire souffrir les bêtes” - “Ici on peut.”  Je l'avais remarqué !

"Amis des bêtes, bienvenus en Chine ! Avant de commencer la visite, je vous annonce à tous une bonne nouvelle: pour fêter votre arrivée, nous avons décidé de modifier vos repas sans suppléments de prix. Ce midi, vous n'avez pas mangé du boeuf mais du chien et pour ce soir, nous vous avons préparé du serpent. Mais avant cela, pour vous mettre en appétit, nous allons aller visiter le marché de Canton...” On s'évanouit de bonheur pour moins que ça !

 

  

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